jeudi 2 mars 2017

Petite apostrophe


À deux ou trois exceptions près en cinq ans de blog, je n'ai jamais souligné les livres qui m'ont plu – c'est dire si j'aurais à rattraper. Mais la raison en est que n'ayant ni l'âme ni la plume d'un critique, j'aurais beaucoup de mal à aligner des idées cohérentes dignes d'être lues. Et puis chacun est à même me semble-t-il de s'auto-Bernard-Pivoter.

Fidèle à cette modestie (qui n'est qu'un aveu) je me contente aujourd'hui de citer Théo de Jean-louis Rambour, lu deux fois de suite comme on reprend du dessert par gour-mandise. 
Beaucoup de poèmes en Poésie sont écrits à la première personne. Plus rares sont les poètes qui se disent à travers les autres. Plus rares encore ceux (celles) qui se permettent un cri libérateur, un «Bande de cons!» ou quelque chose comme ça.
Théo est un récit marié à la poésie. Théo a caressé Marie, avant d'aller crever dans une guerre idiote. Sur la photo de couverture du livre, Théo ressemble un peu à l'acteur Olivier Gourmet.
Autre auteur du nord, autre «Bande de cons!» : Apaise le temps, roman court de Michel Quint. Ici, ce sont les arabes en la bonne ville de Roubaix qui ont souffert durant la prise d'indépendance de l'Algérie. Odieuse réalité passée, vue à travers l'histoire contemporaine d'une petite librairie en perdition. Et autre relation affective avec la mort, la mémoire, l'amour, les mots, la modestie.


2 commentaires:

  1. Rebondissons : Jean-Louis Rambour, arrivé depuis peu en Normandie, figure parmi les poètes du "chemin" à Durcet cette année...
    Son livre "Théo" sera sûrement en vente sur les tables du "petit salon"...

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    1. Si Claude Ribouillault et son violon sont présents, la guerre de 14 n'aura qu'à bien se tenir...

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