samedi 20 août 2016

Deux traces


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Au bord d'une rivière sauvage, je tombe sur une petite sculpture éphémère. Dix minutes plus tard je lui laisse de la compagnie, m'étant inspiré de son style. J'ignore si mon auteur anonyme reviendra sur les lieux pour découvrir ce poème à quatre mains.

L.D + ...

mercredi 17 août 2016

Autoportrait


photo L.D

On me distingue assez mal sur la photo, et c'est bien ainsi: comme dans tout ce qui se crée, l'œuvre est certainement plus importante que le bonhomme qui l'a signée. Ici, le vrai sujet, c'est la lumière, avec ce focus que constitue la fenêtre du fond. Peut-être aussi que se discerne une certaine distance d'avec le monde (auquel je tourne momentanément le dos).

Me revient une phrase de Maurice Merleau-Ponty: "La vérité n'habite pas seulement "l'homme intérieur" ou plutôt il n'y a pas d'homme intérieur, l'homme est au monde, c'est dans le monde qu'il se connaît." Il va donc me falloir quitter le miroir. Mais j'y reste encore un moment: on a tous besoin de souffler un peu.

lundi 15 août 2016

Herbe à bison


photo L.D

Mon pessimisme a une mémoire d'éléphant. Il n'oublie rien des riens de l'histoire: les bohémiens, les arméniens, les palestiniens, les indiens bien sûr... Quant à l'optimisme qui lui fait face, celui-ci joue comme un gamin avec son ombre.

Détail sans importance: les deux plumes ne sont pas d'aigle mais d'oie sauvage.

samedi 13 août 2016

Le blues de l'été


photo L.D


Tes yeux fabriquent des jardins. De grands jardins d'hommes libres
et de femmes nues. Tu dresses un lit pour nous dans la forêt [...]
J. Simonomis

lundi 1 août 2016

Mais de quoi se mêle le poète



Preuve de l'efficience de la poésie qui, si elle s'inscrivait dans tous les domaines de la vie humaine, pourrait changer la donne, cette habitation collective des années 70 signée par l'architecte Vladimir Kagouline.
- Ah, ma brave dame, à cette époque on savait bâtir ses rêves!...


* Plus de photos ici.

jeudi 28 juillet 2016

Automatic human jukebox



Une vidéo pas trop pourrie sur youtube
L'humain s'appelait Grimes Poznikov

lundi 25 juillet 2016

Penser l'été

Les rêves sont toujours trop lourds.


Je pourrais t'aimer même sans eau courante.


Brûlons les lendemains
et les jours passés.
Photos de Willy Ronis